Joël Cadoret, leader syndical des chantiers navals
Les salariés des chantiers navals de Saint-Nazaire sont inquiets, inquiets d'un nouveau coup dur à venir avec la possible vente des chantiers par STX, la société sud-coréenne qui détient les 2/3 du site et envisage de les céder. Les chantiers ont déjà perdu des emplois ces dernières années.
Malgré des commandes qui continuent d'affluer, l'inquiétude est donc de retour chez les 2000 employés. A commencer par leur principal leader syndical, Joël Cadoret.
Trait pour trait signé Elise Thibaut.
STX FRANCE A BESOIN D'UN PROJET INDUSTRIEL
Pour répondre aux commentaires des différents acteurs politiques ou industriels qui se sont exprimés dans la presse écrite du 4 mai, nous vous communiquons notre total désaccord avec leurs propos. Avant de nous rattacher à DCNS ou aux Chantiers Piriou, la CGT propose une autre solution tout aussi pérenne permettant de maintenir l’emploi.
Le groupe sud-coréen STX, dans le cadre de son plan de désendettement, a annoncé le 3 mai qu'il envisageait de vendre ses chantiers navals en France.
La construction navale est un fleuron de l'industrie française, particulièrement en Bretagne. STX Lorient a toute sa place dans le groupe STX FRANCE.
La force de l'industrie navale civile bretonne réside dans la complémentarité des chantiers nazairiens et lorientais.
Lorient permet de produire des navires innovants (propulsion GNL, super capacités...). Les techniques ainsi éprouvées sur des navires de petites tailles permettront d'être utilisées sur des navires plus gros à Saint-Nazaire.
Grâce à nos deux chantiers, nous sommes capables de construire des navires de 20 à 360 m.
Pour la CGT, la place de STX Lorient est aux cotés des Chantiers de l’Atlantique.
Avant toute vente de STX Lorient, nous préférons qu'il soit envisagé de fusionner notre entreprise avec Saint-Nazaire.
L'état en tant qu'actionnaire et donc employeur doit tout engager pour obtenir des commandes afin d'assurer de la charge à ses chantiers. Sans rentrer dans le protectionnisme, l’actionnariat étatique présent dans différentes entreprises commerçant dans le transport maritime et donc avec des besoins de navires, que ça soit à la SNCM, FRANCE TÉLÉCOM, GDF ou encore BRITTANY FERRIES doit faire confiance à ses chantiers navals en leurs apportant de la charge.
Le Conseil Général 56 envisage de remplacer un roulier faisant la ligne Lorient-Groix ; l’argent du contribuable morbihannais ne doit-il pas profiter à l'économie du département ? La logique sociale voudrait qu´il soit construit à Lorient.
Le ministre du budget et celui du redressement productif disent soutenir STX FRANCE. Maintenant, il faut agir et s'assurer que ces navires soient construits en France. C'est ça un projet industriel.
Pour la CGT, la France doit se donner les moyens de reconquérir ses industries et cela passe par des actes concrets et citoyens : construire et produire en France, nous avons le savoir faire et les outils industriels. De plus l'Etat siège dans beaucoup de Conseil d'Administration avec le pouvoir de décider.
Nous revendiquons que l'Etat s'engage dans un projet industriel en chargeant les chantiers.
La vocation de STX FRANCE est de construire des navires à Lorient et à Saint-Nazaire et doit le rester.
Journal de 20h sur France 2 après l'annonce de STX de vouloir vendre ses chantiers français
Vente des chantiers STX, sujet sur France 2 par CGT-STX_Lorient
STX envisagerait de vendre ses chantiers européens et chinois
Coup de tonnerre hier après-midi après la déclaration de STX de vouloir vendre ses chantiers européens et chinois.
Cette réaction était pourtant prévisible. Après les annonces des nouvelles commandes de STX France (celle de St-Nazaire, avec Oasis en début d'année, puis de celles de lorient, avec 7 bateaux à construire au Rohu) et des mauvais chiffres financiers du groupe coréen, c'est une logique bien rodée de déclarer qu'il est temps de vendre, on nous a déjà fait le coup...
Une petite pensée pour les copains de Finlande, qui étaient déjà bien inquiets sur leur avenir, après les discussions houleuses entre le gouvernement finlandais et le groupe STX...
Revue de la presse du jour non exhaustive :
STX envisage de vendre ses chantiers navals de Saint-Nazaire et Lanester
Le groupe sud-coréen STX Offshore & Shipbuilding a annoncé vendredi qu’il envisageait de vendre ses chantiers navals en France, en Finlande et en Chine, notamment les chantiers STX de Saint-Nazaire et Lanester. Mais à qui ?
STX. Le gouvernement « aux côtés » des chantiers, assure Moscovici
Le gouvernement sera « toujours aux côtés » des chantiers STX, a déclaré samedi le ministre de l’Economie Pierre Moscovici, après l’annonce par le groupe sud-coréen d’une probable vente de ses chantiers français.
Chantiers navals STX. Montebourg redit non à une nationalisation
Arnaud Montebourg le dit et le répète : la nationalisation des chantiers navals STX n’est pas à l’ordre du jour.
ACTION ROND POINT DU PENHER A LANESTER
Ce matin dès 7h00 les salariés se sont mobilisés devant la DCNS au rond point du Penher à Lanester.
Ce mouvement avait pour but de protester contre le licenciement injuste d'un collègue de travail, la direction ayant pris une sanction disproportionnée par rapport à la faute soi disante commise. Cette action a permis également de rappeler la situation dramatique du chantier du Rohu depuis plusieurs mois.
Coïncidence la direction annonçait 3 heures plus tard la prise de commande de 7 navires !
ENFIN !
Après 32 mois sans nouvelle commande, notre direction vient de signer 7 navires. Après de long mois d’incertitude, voilà enfin une bonne nouvelle ! Mais il faut maintenant pérenniser l’entreprise.
Ce matin le 26 avril, la direction a convoqué le Comité d’Entreprise pour annoncer trois contrats :
- la construction d’un patrouilleur (OPV) de 45m destiné à la Marine sénégalaise, signé avec RAICO MARINE INTERNATIONAL
- la réalisation de deux patrouilleurs (PHM) de 33 m destinés à la Marine togolaise pour le compte du chantier UFAST à Quimper.
- la fabrication de quatre chalands de débarquement des PBC qui sont en cours de construction à St-Nazaire et en Russie.
La réalisation de 7 navires peut sembler importante pour le chantier mais cela ne représente du travail que jusqu’à l’été 2014 pour la Coque Métallique, la livraison du dernier navire intervenant en novembre de la même année.
Cette visibilité d’un an ne permet pas de pérenniser totalement le site du Rohu. C’est pourquoi la CGT revendique une diversification avec des commandes de navires civils. Il est en effet important que nous ne soyons pas seulement dans l’activité militaire.
Notre nouveau plan de charge doit permettre des hausses de salaires, qui ont encore été gelés cette année, et assurer de nouvelles embauches pour palier à la baisse de nos effectifs.
Ces commandes doivent pousser la direction à améliorer les conditions de travail et le dialogue social, qui s’est aggravé ces dernières semaines.
UNE SANCTION DISPROPORTIONNEE !
Pendant que les jours passent inexorablement, la direction n’a toujours pas annoncé de prise de commandes pour le chantier du Rohu ! Les salariés ne sont pas rassurés sur leur avenir alors que la direction leur avait promis des annonces fin mars.
Dans le même temps la direction se fait remarquer par ses méthodes répressives envers la catégorie ouvrière depuis plusieurs semaines.
La direction a dépassé les bornes en licenciant Christophe en début de semaine pour une altercation qu’il a eu avec un chef d’équipe, comme cela arrive parfois dans le monde du travail et qui en général se termine par des remontrances et une poignée de main.
Mais pas au Rohu ou notre directeur « chevalier de l’ordre moral » a voulu faire un exemple en la personne de Christophe.
Malgré le débrayage d’hier et le soutien de pratiquement toute la production demandant explicitement l’annulation du licenciement et la réintégration de Christophe, notre directeur droit dans ses bottes a décidé de maintenir sa décision à la grande colère des grévistes.
Malgré nos arguments sur le risque de dégradation de l’ambiance au travail, des risques psycho-sociaux qui en découleront sûrement, la perte de motivation, notre directeur a fait la sourde oreille comme d’habitude envers une catégorie de salariés dont on peut se demander s’il s’en soucis.
Nous pensons tous que cette sanction est disproportionnée. De ce fait les salariés souhaitent continuer l’action et revendique la réintégration de Christophe pour ce licenciement injuste.
C’est pourquoi après avoir consulté les salariés le syndicat CGT appelle à continuer l’action sur ce point, mais aussi en réclamant de la charge de travail au Rohu.
RASSEMBLEMENT VENDREDI 26 AVRIL A 7H00,
ROND POINT DU PENHER A LANESTER





